enthoven meilleur

 

Ce court roman ressemble à une variation sur le thème du film de Louis Malle, "le feu follet". Une aristocratie bobo, d'une culture sans sagesse, souffrante et hantée par la peur de vieillir et de manquer, vibrionne avec un panache funeste.

Convenons d'abord que JPE écrit bien et que sa documentation paraît solide. Le roman se lit d'un trait et soutient un intérêt sans cesse renouvelé. Les portraits, faits de collages ou inspirés de personnages réels (BHL, Arielle Dombasle, Carla, etc.) sont indiscrets à souhait, mais toujours pondérés, vivants et sans méchanceté. J'admire JPE d'avoir une telle empathie pour des gens aussi divers et contrastés et de s'abstenir de tout jugement sur la manière dont ils conduisent leurs existences. Il faut beaucoup de distance.