gerondeau ecologie
 
Au nom de l'écologie et souvent en toute bonne foi abusée par des dogmes, de véritables arnaques économiques ont lieu sous nos yeux conduisant à un gigantesque gaspillage de l'argent public. Pire, l'Etat ne choisit plus ses priorités, il subit la pression de groupes dont l'intérêt général est le cadet des soucis. Un exemple ? Savez-vous que l'Etat consacre par an 10 Milliards d'Euros à l'Université, 11 à la Justice et 12 à COMBLER LE DEFICIT de la SNCF, dont les ventes sont de 8 Milliards et qui n'assure que 4% de nos transports ? Où est le bon sens ?

Levons tout d'abord un doute, lié à un titre un peu malheureux. Non l'écologie n'est pas présentée comme une arnaque. ChG admet sans discussion que le taux de CO² est un problème, le problème majeur entraîné par l'activité industrielle humaine. On en ignore toutes les conséquences, mais on les redoute légitimement. En revanche, l'état d'ignorance ou d'inculture économique qui caractérise les Français et leurs dirigeants est ici manifeste. Il suffit à ChG de rappeler certains faits incontestables.

Savez-vous, par exemple, que le français produit 6 tonnes par an de CO², quand les autres pays développés en produisent le double et les USA 20 ? Et qu'il conviendrait donc de demander à chacun de faire aussi bien que la France avant de nous demander de réduire à nouveau notre CO² rejeté. Mais de cela on ne parle pas de peur de désespérer les écologistes dogmatiques.

Savez-vous aussi que les transports routiers (voitures + camions) contribuent pour 12% seulement à la production mondiale de gaz à zffzt de serre, l'essentiel étant dû à la production d'énergie par les centrales à gaz, charbon ou pétrole et à la consommation industrielle ? Et que dans ce domaine des transports la France fait bonne figure, beaucoup mieux que le Japon qu'on nous donne parfois en exemple, en raison de nos cylindrées modestes et de l'usage du gasoil. Cela pour dire que l'importance donnée aux transports en commun et les cris poussés contre les "voitures" sont de l'idéologie, dont d'ailleurs le consommateur ne tient aucun compte, heureusement.

Savez-vous que la paralysie de Paris organisée par son maire coupe la ville de sa banlieue et qu'en dépit des efforts, la fréquentation des autobus parisiens a BAISSÉ de 5% de 2005 à 2006 ! Alors que les transports en commun ne représentent en France que moins de 14% des déplacements, leur folle médiatisation fait croire qu'ils peuvent être une solution ... à des problèmes déjà en grande partie réglés. La qualité de l'air par exemple : en raison des décisions anciennes ayant atteint leur objectif, la pollution (CO, SO², oxydes d'azote, particules) a diminué de moitié de 1997 à 2005 à Paris, ayant pratiquement fait disparaître les "alertes" à la pollution. Mais ce n'est pas politiquement correct de le dire et on le tait ! Grâce aux embouteillages crées par les folies parisiennes actuelles, peut-être retrouverons-nous les anciens temps...

Alors, que faire ? La proposition de ChG est simple, sans doute trop pour des esprits subtils. Elle consiste à calculer le coût pour éviter les émissions d'une tonne de CO² de chaque solution proposée. Cela va de 6 euros la tonne pour l'isolation des murs des maisons neuves à plus de 10000 euros pour l'extension des transports en commun en Île de France qui détient le pompon à égalité avec le pharaonique projet de la liaison Lyon Turin. Non il y a encore pire : les éoliennes où le coût est incalculable et quasi-infini ! Alors quand un gouvernement soutient de tels projets c'est soit qu'il ment pour des raisons qui lui sont propres, soit et ce serait encore pire, qu'il n'a pas fait le calcul que propose ChG et qui est au fond celui de tous ceux qui ont un porte-monnaie à gérer. Mais il est vrai que travailler avec l'argent du contribuable pour s'acquérir des mérites sans véritable contrôle objectif conduit aux entorses que l'on constate aujourd'hui et que ce livre révèle.

Un dernier point est la démonstration de la nature 
concert de pipeau que l'on nous offre avec les "énegies renouvelables", tarte à la crème des écolofanatiques. Les perspectives sont quasiment insignifiantes en % et leur coût démentiel. Gaspillage, gaspillage. Mais pourquoi ne le dit-on pas ?

Il faut lire ce livre, bien écrit et facile à aborder. Les idéologies peuvent faire mal, comme nous l'avons constaté il n'y a pas si longtemps. Or nous sommes aveuglés, comme tous ceux qui tombent sous le charme des idées simples et absolues dont l'écologie fait partie. Les sondages montrent à quel point nous ignorons les faits pour nous contenter de croyances. Qui sait que les transports routiers sont responsables de 12% selement des gaz à effet de serre ? Les sondés répondent facilement 50 à 75%. L'idéologie nous menace. A quand les camps de rééducation écologique ?

Le danger du consensus actuel et irréfléchi pour le concept d'écologie est réel et nous menace autant par les erreurs où il nous conduit et les ducissements qu'il prépare que les totalitarismes du récent passé. Donner un Prix Nobel à M. Al Gore est une perversion révelatrice.

La lecture de ce livre aide à mesurer ce danger et à y voir un peu plus clair.

Albin Michel (2007) - 278 pages