damasio furtifs
 
Ce roman se veut imaginatif, social, poétique. Il est délirant, bisounours dans sa vision politique et pratique un sabir infantilisant. On peut aimer, se laisser prendre, au moins un moment. Aller au terme de ce texte répétitif et si invraisemblable qu'il ne nous touche pas est un exploit que j'ai accompli. Merci. L'idée qui retient un peu est celle qu'existent autour de nous, en nous même, des êtres, les Furtifs, qui, comme des cellules souches, peuvent engendrer toutes les formes de vies, humaines ou autres. Les accepter et les accueillir c'est jouer leur jeu du changement, de la transformation et donc d'une forme de liberté indiscutable. Cela s'oppose au monde ordonné, policé, conduit par algorithmes, que notre terre est supposée subir dans un futur proche, dérive possible de nos tendances actuelles.

 

damasio zone dehors

 

Voici un livre de science-fiction (2084, un clin d'oeil) qui aborde un thème politique important : avons-nous échangé notre liberté contre une douce soumission au confort de l'assistance ? Dit autrement, la social-démocratie, pour pouvoir fonctionner, fait-elle de nous des veaux ? Encore qu'un esprit frondeur peut retourner la question : si nous sommes des veaux, peut-on espérer mieux que la social-démocratie ? Bien entendu, le roman ne répond pas à la question qui n'a sans doute pas de réponse. Sinon, ça se saurait ?