beigbeder fin
 
"J'ai créé plus de beauté avec mon sperme qu'avec le travail de toute une vie". Le ton est donné sur l'immense respect que l'auteur porte à son nombril et à ce qui pend un peu en dessous. Chacun sait, n'est-ce pas, que ce qui fait la beauté d'un enfant est le sperme de son père présumé ? Dans ce climat d'un égotisme envahissant, quoi de plus naturel que de rechercher la préservation éternelle de ce moi resplendissant ? Alors, éperdu d'immortalité, l'auteur passe en revue tous les gourous plus ou moins sérieux qui prétendent prolonger la vie. Intéressant trajet, mais mené sur un ton persifleur qui est au fond un art éprouvé de ne pas se mouiller, mais ne permet jamais au lecteur de se construire une opinion quelconque sur les pistes présentées. Un gâchis ?