Fiches de lectures, critiques de livres, personnelles et subjectives !

proglio
 
S'il est un sujet qui nous concerne tous, même si nous en sommes souvent inconscients, c'est bien celui qu'aborde ce livre, la politique industrielle de la France. Nous constatons aujourd'hui la déchéance industrielle française : 12% du PIB contre 25% en moyenne dans le monde par exemple, vaccins absents, centrale EPR en folie, composants électroniques mendiés aux producteurs, etc. C'est ce choix, qui favorise la consommation à l'investissement, sacralisé par Mitterrand et entretenu depuis, y compris par le Président actuel, qui en est la cause. C'est de cela que parle ce livre écrit par un acteur majeur de notre vie industrielle française, ancien patron de Véolia et d'EDF, qui a vu comment de tels choix ont été pris "en haut" et en rapporte les circonstances. Il nous reste aujourd'hui les discours, en particulier sur l'écologie, cette menace idéologique qui tente de nous achever en participant à son tour à des choix d'investissements aberrants.

sureau or temps
 
Ce roman possède une forme littéraire empreinte de curiosité érudite, légère et insouciante des fins, qui m'a ravi. Pas de précipitation à faire vivre une intrigue, il n'y en a pas. Le temps du monde ne s'écoule plus, l'Eden n'est pas loin. Même nous, lecteurs habitant le siècle, sommes piégés par les allées, multiples jusqu'à l'infini, qui composent la carte de ce récit d'une considérable richesse. Pour l'unité, sans laquelle le marécage aurait guetté, une trame est fournie par la Seine, de sa source au Havre. S'y ajoute la référence récurrente à un livre peu connu, en abyme. Un avertissement : si votre ego redoute d'être pris en flagrant délit d'inculture, ne lisez pas ce livre qui vous mortifiera. Et si cela vous indiffère, pensez quand même à disposer à portée de clavier d'un bon moteur de recherche. La récompense est sur la route. Un livre qu'on ne doit pas lire, mais relire.

reza nullepart
 
Ce très bref roman, doux et personnel nous parle avec sensibilité de ce que notre mémoire retient de notre passé. Il nous parle aussi de notre "désir d'oubli" qui nous cache une part sans doute considérable de nous-mêmes et en particulier de notre enfance. Mais il met surtout en scène avec émotion les instants très courts où nous traversons un point singulier d'harmonie parfaite, peut-être de bonheur, qui ne s'oubliera jamais. Rien ici ne révolutionne ce que nous avons déjà lu, mais c'est si bien dit !