Fiches de lectures, critiques de livres, personnelles et subjectives !

ofarrell main
 
J'ai choisi de lire ce roman après la lecture de Hamnet, du même auteur et qui m'avait enchanté. Pour des raisons que j'ai du mal à identifier, je ne retrouve pas dans ce roman écrit 10 ans plus tôt cet enchantement, même si je ressens la même qualité d'écriture, le même soin à construire l'intrigue ou à caractériser les personnages. Le thème qui le sous-tend est celui du lien réciproque qui unit une mère et son enfant, traité ici avec autant d'intensité que de pudeur de l'expression et sans grandiloquence. Un beau roman, en dépit de ces quelques réserves.

kerdellant meilleurs
 
"Ils se croyaient les meilleurs..."
 
Pour avoir travaillé 30 ans dans l'industrie, je sais combien les livres de management sont faibles, qui font passer leurs hypothèses pour des lois, lois incomplètes ou approximatives, vouées à disparaître quelques années plus tard. Rien de tel ici. Le livre est un recueil de faits vécus, replacés dans leur histoire. Tous tournent autour de l'erreur managériale et de ses conséquences qui vont d'un produit raté à la disparition de la firme. Ces aventures nous concernent tous, car l'entreprise est le lieu de création de richesse matérielle de notre société, richesse dont dépendent notre confort, notre santé et notre sécurité. Le livre est écrit de manière alerte par une journaliste qui sait de quoi elle parle. Un livre réussi, à recommander sans réserve, en particulier à ceux qui se destinent à l'entreprise.

khodassevitch
 
L'auteur, écrivain russe et compagnon de Nina Berberova a vécu de 1886 à 1939. Il a donc connu la fin de l'empire et les débuts du soviétisme qu'il nous décrit ici avec humour. Il sera cependant contraint de s'exiler en 1922 et arrivera en France avec sa compagne. On goûtera les récits du jeune homme qui verra mûrir sa vocation littéraire dans un monde russe qui n'anticipait pas sa fin, ce qu'il décrit avec légèreté et précision. Quant au soviétisme, improvisé, prétentieux et se payant de mots et de quelques cadavres, il est consternant. Là aussi, la légèreté de la plume, pourtant précise, de l'auteur fait merveille. Un très beau livre.