Fiches de lectures, critiques de livres, personnelles et subjectives !

krudy voyageur
 
Il y a des chocolats, les bons en général, qui ne livrent leur arôme complet qu'après les avoir longtemps fait fondre dans la bouche. On peut proposer l'équivalent ici en termes de lecture. Seule une découverte gourmande, un peu pensive, intermittente, pour laisser la vapeur des mots saisir l'esprit, rendra vraiment justice à ce roman. La légèreté apparente de l'intrigue peut faire penser que, sans doute, un verre de cognac dans une main qui ne le reposerait que pour caresser le sein d'une belle ajouterait-il un zeste de réalité à cette histoire que le rêve emporte souvent ! Quoi qu'il en soit, ce beau livre hongrois de 1918 se suffit à lui seul, si jamais les compléments évoqués se révélaient indisponibles.

palmyre sartre
Vérités et légendes
 
Encore une fiche sur Palmyre ! Oui, correctrice, pourrait-on dire, de la précédente. Ce livre original est la réfutation d'un florilège d'erreurs énoncées publiquement dans des livres, des manuels scolaires, la presse, ou dans des déclarations. Passionnant pour ceux qui connaissent un peu Palmyre et son histoire et surtout pour ceux qui ont lu et cru des livres traitant de l'histoire de cette cité, conquise par Rome et qui a été un lieu de commerce florissant où se sont mêlées des influences de civilisations multiples. De cette complexité historique sont nées bien des erreurs de bonne foi et d'autres, qui ont mis l'histoire au service de la politique.

klein vrai
 
Aurions-nous remplacé le goût du vrai par celui de l'opinion ? C'est ce qu'examine EK dans ce court essai qui montre combien la recherche de la vérité scientifique est peu prisée de nos jours, certains allant jusqu'à mettre en cause la méthode même de cette discipline. Et comme la nature a horreur du vide, les opinions et les croyances se substituent, implacables, aux efforts de compréhension. Retour de balancier après une époque de foi en un progrès qui n'a pas produit que des fleurs immarcescibles ? Triomphe du "moi je", de la fermeture sur soi et de la médiocrité d'une parole simplifiée qui, au nom d'un égalitarisme où tout se vaut, ne rencontre plus aucun filtre discriminant acceptable par tous pour avancer.