Fiches de lectures, critiques de livres, personnelles et subjectives !

alexandre jouissez
 
L'auteur délivre ici un message d'optimisme et d'espoir, face à l'inquiétude entretenue par la frange quasi religieuse d'un écologisme idéologique dévoyé, bruyant et activiste. Il montre bien ce qui justifie sa position et indique les voies qui lui semblent susceptibles de faire face aux problèmes de l'époque. La conclusion du livre "Lettre aux jeunes" résume les grandes lignes de cet espoir. Je suggère au lecteur intéressé de commencer par ce chapitre. Le corps de l'essai justifiera alors les fondements des positions et des propositions du dernier chapitre. 
Voici un livre utile face à cette tentative musclée de conversion à la nouvelle religion verte autant qu'à ses mensonges et ses dépenses folles induites, qui saisissent les hommes et leurs gouvernants, souffrant sans doute du vide spirituel de notre temps.

larane femmes"Avancées et reculs de l'antiquité à nos jours"
 
En quelques pages, ce petit livre agréablement illustré trace la courbe sinueuse du statut social des femmes dans l'histoire. Notre vision fréquente d'un changement régulier et continu de l'organisation de notre société avec le temps s'avère tout à fait contraire à ce qu'a été la réalité en ce qui concerne les femmes. Elles furent parfois presqu'égales des hommes sur de longues périodes, mais redevinrent des mineures sous autorité masculine à d'autres périodes, comme celles de la Grèce antique, de la Renaissance ou au 19e siècle, par exemple. Un regret : le livre n'aborde pas ce qui est derrière cette inégalité qui a la vie dure. Mais le sait on vraiment ? Ce rappel des faits est déjà beaucoup et fournit amplement matière à réflexion.

marai dernier jour
 
Ce roman hongrois, écrit vers 1940 relate le dernier jour de l'existence de l'écrivain Gyula Krudy, mort en 1933 et dont un livre a fait l'objet d'une fiche récente. En fait, il va bien au-delà, car s'il est une méditation sur les valeurs de GK telles qu'elles guidaient son comportement de grand écrivain dandy, un peu hors sol, elle est aussi une méditation sur ce qu'avait été la nation hongroise avant la guerre de 14, cadre du rêve existentiel de GK. Ce "monde d'hier", comme disait Zweig, qui avait fait de l'Europe, éblouie de liberté et de progrès, le centre du monde. Cette mise en perspective du concept de nation dépasse celui propre à la Hongrie pour poser simplement la question du contenu du mot et de son sens. Un très beau livre.