Fiches de lectures, critiques de livres, personnelles et subjectives !

rufin caspienne
 
On ne s'ennuie pas un instant à la lecture de cette aventure d'un consul adjoint assez farfelu que les hasards (?) de la vie diplomatique ont mis en poste à Bakou, Azerbaïdjan, au bord de la mer Caspienne. Incontestablement notre consul a le goût et un certain talent pour les affaires qui ne sont pas de son ressort et, ce faisant, on devra constater qu'il exerce, pour le bien de tous, un sens solidement implanté de la justice. Cela au cœur d'une ambassade un peu isolée de la maison mère, circonstances que l'auteur connaît bien.

pamuk etrange
 
Comme un hologramme, dont chaque morceau séparé contient la totalité de la vue, ce roman, qui raconte la vie d'un petit vendeur des rues d’Istanbul, Mevlut, nous plonge dans les joies, les espoirs et les souffrances des hommes, de tous les hommes. Très vite, ce n'est plus Mevlut et sa famille qui pensent et qui agissent, c'est nous et ceux qui nous entourent. Ce livre témoigne de la valeur de l'écrivain, capable d'une telle représentation de notre humanité par des mots sensibles et justes. Et lorsqu'on ferme la page 807, la dernière, des amis chers nous quittent, avec qui nous aurions volontiers continué le voyage.

harper empire romain
"Le climat, les maladies et la chute de Rome"
 
Le sujet peut sembler lointain. L'actuelle crise du Covid aux conséquences économiques considérables nous en rapproche pourtant. L'affaiblissement de Rome par les épidémies dans sa guerre par les armes est frère de celui subi par l'Europe et particulièrement la France dans la guerre économique actuelle, qui a complété celle des armes. Ce livre historique très documenté sur les événements naturels (climat, volcanisme, variole, peste, insalubrité, etc.) subis par l'Empire romain sur sa fin est passionnant et nous semble infiniment proche de ce que nous éprouvons en 2020. Nous nous posons, en fait, les mêmes questions que nos ancêtres, mais hélas avec une telle arrogance pseudo-scientifique pour le climat et la médecine, que l’État, comme l'Empire autrefois, y perd, encore et toujours, ses repères.