Fiches de lectures, critiques de livres, personnelles et subjectives !

veyne palmyre
 
"L'irremplaçable trésor"
 
Les hommes aiment construire, mais ils aiment aussi détruire. Il y a quelque temps, ce fut Dresde, une merveille saxonne, aujourd'hui Palmyre. On reconstruira à l'identique, comme on l'a fait pour Dresde et comme on va le faire pour Notre-Dame à Paris. Le monde immobile n'est-il pas l'idéologie dominante, celle de l'écologisme punitif ?
Quoi qu'il en soit, ce court livre est un voyage enrichissant dans cette ville antique et si originale de Palmyre. Elle fut grecque, romaine, orientale. Elle fut multiethnique par son mélange de populations, de langues parlées, de religions, de mœurs. Cité-État, riche de son commerce entre l'Orient et l'Occident, elle ne ressemble à personne, même si elle porte un petit cousinage avec l'esprit commerçant de Venise. Elle avait été préservée par l'indifférence et l'oubli. Certains qui se réclament de l'Islam l'ont détruite, comme d'autres qui se réclament d'une autre vérité ont détruit Dresde. Détruisons les vérités ?

hugo choses
 
Il est un peu prétentieux d'écrire sur VH. Tout a déjà été dit. Je me limiterai donc à quelques points qui ont entraîné mon intérêt ou fait réagir et pourront inciter certains à me suivre. L'histoire du 19e siècle, vue par un éminent témoin qui en a aussi été un acteur est passionnante et remet en perspective nos agitations actuelles et notre sinistrose ambiante. Ce 19e siècle a été, entre autres, celui de l'implantation douloureuse de la démocratie en France et le coût en a été considérable. On le sait assez peu et ce livre est bienvenu dans ce sens. De plus, dans des bouts de phrases jetées sur un carnet, on sent malgré tout la qualité de l'écrivain. Alors, pas d'hésitation, c'est une lecture à découvrir !

tokarczuk dieu
 
L'auteur (une Polonaise contemporaine) joue avec les trajectoires laissées dans le temps et l'espace par les êtres, les objets et les concepts qui s'y trouvent. Une sorte de chignon existentiel en résulte, bien entortillé, où les fils des destins des uns croisent et dévient ceux des destins des autres. Misia doit une part de son sort au moulin à café, probablement créé par Dieu, précise OT. Limpide, non ? Un livre original dans sa forme, moins dans son contenu, mais surtout sombre à faire pleurer les saules. Pourquoi tant de noirceur ?