perez reverte hommes de bien
 
La parution de l'Encyclopédie française à la fin du 18e siècle a créé une rupture que l'on a du mal à saisir, car elle mettait en cause les références culturelles qui justifiaient l'organisation de la société et en particulier Dieu et la royauté. Une nouvelle "Bible" venait de s'écrire. Le roman est l'aventure de deux académiciens espagnols, plutôt sensibles à l'esprit des "lumières", mandatés pour acquérir un exemplaire original de l'Encyclopédie. Le livre est interdit en France, mais surtout en Espagne, qui est encore sous le contrôle de l'inquisition à la fin du 18e siècle. L'aventure que vont vivre ces "deux hommes de bien" est pleine de rebondissements. Mais la valeur du roman tient aussi à  sa peinture de la vie en Espagne et en France en ce temps là, faite avec intelligence et érudition.

bapteste entrelaces
 
Nous avons appris que nos gènes assument notre hérédité et donc notre évolution. Comme c'est le cas pour toute loi scientifique, cela est juste dans des limites précises, mais se révèle incomplet pour expliquer certaines observations. Voilà ce que ce livre va essayer de nous faire saisir, en montrant l'incroyable multitude de facteurs entrelacés capables d'agir sur ces gènes et leur expression et les mécanismes qui sont impliqués. De plus, cet essai nous initie aux "réseaux", voie d'approche de la réalité qui semble extrêmement féconde et envahit tous les domaines de notre savoir, bien au-delà de la biologie évolutive...

hayek servitude
 
 
Cet essai, partiellement écrit en 1938 et 1939 puis complété en 1946, est un livre de référence sur la liberté et son usage en politique. Sa  thèse est que les drames du 20e siècle sont les résultats d'expériences ratées de régulation centralisée des peuples, obtenues au mépris de la liberté des citoyens. Il montre pourquoi la régulation décentralisée a toujours conduit à de meilleurs résultats que l'organisation "scientifique" ou non, mais centralisée et montre que, sans en être toujours conscients, les socialismes de son époque, fondamentalement adeptes de régularisation et de centralisation ont été des chemins pavés de bonnes intentions, mais conduisant à l'enfer totalitaire.