meg saint marceaux
 
 
Ce journal est une merveille, écrit sans souci de romancer. Il l'est à la fois par ce qu'on y apprend sur l'époque (1894-1927) , mais aussi par l'émotion que son auteur nous fait éprouver en nous laissant partager le fil de sa vie, de ses bonheurs, de ses peines et de ses ambitions. Et, pour ceux pour qui la musique a de l'importance, qu'ils sachent que dans son salon eut lieu la première audition de Pelléas et Mélisande, comme ce fut le cas pour une cinquantaine d'autres ! Marguerite de Saint-Marceaux (Meg) jouait à 4 mains avec Debussy et interprétait des mélodies, accompagnée au piano par Fauré ! Son intelligence, son don musical et sa fortune ont fait de ce salon, qui se tenait en saison chaque vendredi, un lieu privilégié d'épanouissement de la musique romantique en transition. Notre chance est que Meg en ait fait un récit détaillé, en mots vivants et sans apprêt.