reza nullepart
 
Ce très bref roman, doux et personnel nous parle avec sensibilité de ce que notre mémoire retient de notre passé. Il nous parle aussi de notre "désir d'oubli" qui nous cache une part sans doute considérable de nous-mêmes et en particulier de notre enfance. Mais il met surtout en scène avec émotion les instants très courts où nous traversons un point singulier d'harmonie parfaite, peut-être de bonheur, qui ne s'oubliera jamais. Rien ici ne révolutionne ce que nous avons déjà lu, mais c'est si bien dit !

reza serge
 
Le livre affirme, page 122 : "Souviens-toi. Mais pourquoi ?... Ce fétichisme de la mémoire est un simulacre." De tels propos, assénés sans ménagement et discutables, sauvent néanmoins ce roman d'un inénarrable fouillis de disputes amicales et familiales. L'espoir de l'auteur est sans doute de faire émerger des caractères de ces interminables conflits. C'est sans doute en partie vrai ; on ne se révèle pas en buvant un verre d'eau. Mais la lecture devient lourde, laborieuse. Et ces personnages en bagarre recueillent difficilement notre empathie. Le théâtre, où un trait chasse l'autre, apportait à "Art" une vie et une légèreté qui l'un comme l'autre font ici défaut.