"Il n'existe qu'une langue pour exprimer des vérités absolues : la langue de bois"
"L'obstination et l'ardeur des opinions sont la preuve la plus sûre de la bêtise" Montaigne, III,8
"Rarum est felix idemque senex" Sénèque

Douze contes, pleins de brouillard et d'obscurité, où rôde une mort évanescente, aux formes inattendues. Et, dans la ville morte, redoutez ces rencontres qui, jamais, ne vous laisseront en paix.
L'auteur, MdG (1898 - 1962) est belge, tout à fait représentatif de ce courant de pensée et de désillusion du monde qui a traversé la Belgique d'alors, mais aussi toute l'Europe, et dont l'influence artistique a été considérable. A l'absurdité d'un monde ressenti en décadence, la réponse peut être l'absurde (et le surréalisme), le refuge dans l'imaginaire (comme le fait ce livre), l'imprécation, la dérision (les expressionnistes allemands en particulier), l'érotisme, le fantastique, ou pire, le refuge dans les idéologies tragiques, comme le marxisme ou la race pure. La littérature (Marcel Thiry, Jean Muno, Michel de Ghelderode en Belgique), la peinture (Magritte, Ensor, Delvaux, etc.), la musique (comme Debussy en France ou Korngold avec La Ville Morte), traduiront, entre autres, ces influences.
Tous ces contes méritent d'être lus, même si parfois la répétition des attendus lasse un peu. Il n'en reste pas moins que quelques-uns sont de véritables chefs-d'oeuvres, comme, par exemple, Le jardin malade ou L'odeur du sapin.
De plus, MdG fait preuve d'une superbe maîtrise de la langue qui ajoute au livre une qualité particulière. Ce n'est pas sans raison qu'en 1962, il avait été pressenti pour le Nobel de littérature.

Ce gros livre est difficile à lire, même si l'on possède une culture scientifique générale convenable. Il débat, en revanche, de questions essentielles sur la nature de la pensée et de l'esprit, questions auxquelles la réponse qu'on donne conditionne en partie notre rapport au monde.
Lire la suite... Jean-Pierre Changeux, Du vrai, du beau, du bien

Dieu obligé de justifier son oeuvre pour trouver un emploi ! Amusant et lisible en deux heures. Un bon moment de lecture
Dieu s'ennuie : il a fini son travail de créateur. Comme si il n'avait rien d'autre à faire ! Il est vrai que le monde va si bien ... Peut-être est-il tout simplement devenu impuissant, comme tous nos géniaux dirigeants.
Alors Dieu rédige un C.V. pour trouver un emploi sur terre et le diffuse. Il est reçu par un Directeur de Relations Humaines (Dieu est humain, saviez-vous ? Voici enfin la preuve...). Et là, il doit justifier les aspects clairs et sombres de sa création. Il ne s'en sort d'ailleurs pas très bien, ce qui se trouve être aussi mon avis personnel, et met ainsi en évidence les contradictions de cette théorie, qui mériterait d'être abandonnée, si elle avait la moindre prétention à la cohérence.
Alors on s'amuse de cette situation incongrue qui ne s'éternise pas, car les hommes que notre pauvre Dieu rencontre n'ont pas vraiment confiance en lui, qui a tant raté l'usage de ses pouvoirs.
Amusez-vous bien !
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