"Il n'existe qu'une langue pour exprimer des vérités absolues : la langue de bois"
"L'obstination et l'ardeur des opinions sont la preuve la plus sûre de la bêtise" Montaigne, III,8
"Rarum est felix idemque senex" Sénèque
L'image m'a toujours paru être un vecteur privilégié de l'émotion et le son ou l'écrit celui de l'intelligence. Quand l'un rend hommage à l'autre dans une fusion intime réussie, le Nirvana n'est pas loin... surtout si l'image devient un poème et le poème un jaillissement d'images.
Les deux auteurs ont ici choisi l'eau comme contexte, eau plutôt froide, chargée de mystère, voire d'illusion et dont l'écoulement est accompagné par celui de l'interrogation que porte le poète sur son être. Un robinet fermé ? Le poète bouillonne, mais ne peut que se taire. Et quand la pluie laisse sur la dalle son miroir, le poète s'y reflète et reprend vie.
Il me semble qu'il y a une très grande cohérence d'intention, d'interrogation sur soi et sur sa place ici et maintenant, qui s'exprime dans les textes. Et aussi beaucoup de reconnaissance sereine du bonheur de vivre, en dépit d'une quête, violente parfois, vers un au-delà des bonheurs du corps et de l'esprit, un "plus être" dont l'attente entre en conflit avec le "doux accomplissement" à portée de sagesse humaine. Se contenter du "rien de trop" ou banqueter avec les dieux ?
Je ressens, en revanche, une philosophie plus matérielle dans la recherche d'harmonie, directe et accessible, que propose le photographe. Une jouissance palpable de la richesse du monde, un accord intime avec celui-ci et, osons le dire, une sorte de reconnaissance d'être là. L'image, souvent superbe, conserve, bien entendu, son pouvoir évocateur d'émotions, mais on sait bien qu'il ne se réalise qu'à travers celui qui regarde, sa culture, son passé sa mémoire. La beauté est, dit-on, dans l'oeil de celui qui la voit.
Un beau livre qui peut se lire et se relire et révèle toujours quelque chose de nouveau.

Ce livre est, avant tout, "un beau voyage au pays des technologies" avec la double volonté de faire plus que contempler les faits et de tenter d'en maîtriser la complexité et les interrelations. L'espoir de JMC est alors qu'une telle vision globale, "cartographiée", des technologies nous aidera à mieux procéder à nos choix, choix livrés pour l'instant à la loi du plus fort et aux idéologies réductrices.
La lecture de ce livre s'adresse à ceux que, au moins, la technologie intéresse ou préoccupe, et qui, si possible, ont une culture scientifique minimale. Sachant qu'il est plus facile de se prendre pour la conscience de l'humanité que de comprendre les fonctionnalités des protéines, l'inverse étant, à mon avis, préférable, ce livre en contribuant à ce noble but, me parait fort bien venu. Encore faut-il faire l'effort de le lire et peut-être de le relire.
Lire la suite... Jean-Michel Cornu, Nouvelles technologies, nouvelles pensées ?

Cette autobiographie partielle date de 1995, avant que BA ait opté pour la politique. C'est de sa jeunesse et de son éveil à la situation difficile des noirs américains qu'il nous parle ici. Car, aux USA, un métis est un noir ; et si l'égalité de principe entre blancs et noirs est inscrite dans la loi, BA constate que l'exercice de ce droit n'est pas simple, que les préjugés ont la vie dure et que la vie réelle ne consiste pas seulement à exercer ses droits.
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