"Il n'existe qu'une langue pour exprimer des vérités absolues : la langue de bois"
Jean Paul (1763 - 1825) donne là un de ces petits recueils que l'on garde auprès de soi pour trouver de temps en temps un moment agréable en sa compagnie. Le style est pétillant, d'un humour vif et qui touche au but, mais il va sans dire qu'il est impossible de le résumer !
Alors laissons la parole à Jean Paul :
- On est plus perméable aux autres qu'à soi-même.
- Les nation européennes ont une langue commune, celle des chiffres.
- Certains croient que Dieu n'existe qu'à la seule fin d'avoir été créés.
- Même dans l'écriture, il faut se résoudre à n'arriver nulle part.
- Un puceron a plus d'ancêtres qu'un éléphant.
- L'humilité est l'habit de gala que revêt la fierté quand elle est de sortie...
Cela vous donne peut-être envie d'en savoir plus ?
Éditions Rivages poche 239 (1998)
En 1979 Jimmy Carter disait " Nous avons toujours cru que nos enfants vivraient mieux que nous. Il est sans doute temps de se faire à l'idée que ce n'est plus vrai. "
La vision de l'avenir, aujourd'hui floue, trouble notre sérénité. Notre monde occidental est en rupture avec le mythe "moderne" du progrès conçu au 19ème s. et qui s'est peu à peu écroulé au 20ème à la suite de la 1ère guerre mondiale, puis de la seconde, et enfin des utopies de l'avenir radieux. Comment comprendre cette évolution, quelle leçon doit-on en tirer ? Voilà en quelques mots le sens de ce gros livre remarquable par l'ouverture de sa pensée et sa documentation.
Lire la suite... Pierre-André Taguieff, L'effacement de l'avenir
Ce livre sorti au "Mercure de France" en 1995 impressionne par les multiples prix reçus, ce qui n'est pas toujours positif sans réserve... Or, sa lecture a été pour moi un véritable plaisir. Je lui décerne donc aussi mon petit prix personnel et je vous invite à quelques heures agréables à sa lecture. Rien sans doute qui vous laissera marqué pour la vie, et c'est peu être aussi ce qui en fait le charme.
L'histoire est celle d'un jeune russe qui construit sa personnalité en recevant un gène que lui inocule sa "grand-mère" française. Absorption, rejet, assimilation, ces phases sont celles d'un parcours qui accompagne la maturité progressive du héros qui écrit son autobiographie. Cette francité nourrit ses aversions, mais aussi ses rêves et lui confère en fin de compte une personnalité riche et attachante.
Mais surtout le récit tient par l'atmosphère, elle totalement russe, qui en émane. Toujours un peu mélancolique, la description des paysages, de la vie d'un petit village sibérien à peine touché par la révolution, des hommes qui y vivent, tout cela sonne comme un enchantement aux mélodies feutrées et douces. L'intrigue y tient au fond une place bien modeste. La musique y a le premier rôle.
Vous aimez la musique ?
Éditions Folio 2934 (2001)
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