"Il n'existe qu'une langue pour exprimer des vérités absolues : la langue de bois"
L'Islam fait peur à l'Occident, en partie parce que celui-ci l'ignore et ne le comprend pas. Ce livre apporte une vue analytique et bien documentée de l'Islam actuel et de ses divisions, dont bien des actes sanglants que nous livre la presse sont des conséquences.
Bien entendu, tout est à lire. Mais s'il fallait ne choisir qu'un chapitre, c'est à mon avis celui intitulé "La bataille d'Europe" qu'il faudrait privilégier. Il nous touche évidemment plus directement, parce qu'il offre une grille d'analyse de ce qui est en jeu chez nous.
Ce livre me paraît admirable d'une double manière : une approche, par des faits concrets, de la substance de la civilisation chinoise, sans intellectualisation et une leçon d'apprentissage, donnée par Matteo Ricci, par le respect et l'immersion, d'une culture profondément étrangère.
Il s'agit de l'histoire de la mission effectuée au 17e siècle par un jésuite, Matteo Ricci, pour tenter, pour la première fois, d'implanter le chritiannisme en Chine. Une illustration de la difficulté de l'entreprise est, par exemple, l'ignorance nourrie de fantasmes de la situation géographique de ce pays, de sa langue, de sa culture. On pensait même qu'il pouvait exister deux Chines (l'une appelée Cathay) dont l'une serait un ancien royaume chrétien. Pour ne rien dire de l'hostilité des chinois aux barbares étrangers.
Ce livre est un admirable roman, qui nous fait vivre à travers les yeux d'êtres de chair, la vie tragique du peuple russe, vers 1930, déchiré entre son rêve d'apporter au monde un salut humain et la réalité de la survie quotidienne. On ne répétera jamais assez que le communisme n'est pas mort de ses idées, mais de son échec à assurer la survie de son peuple.
Lire la suite... Alia Rachmanova, La fabrique des hommes nouveaux
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