"Il n'existe qu'une langue pour exprimer des vérités absolues : la langue de bois"
"L'obstination et l'ardeur des opinions sont la preuve la plus sûre de la bêtise" Montaigne, III,8
Ödön von Horváth (OH) (1901-1938) vivait à l'époque de la montée du nazisme en Autriche. Il a vu venir le pire ; il fut d'une lucidité sans faille, mais ne disposait que du pouvoir de sa parole. Ce fut le cas de bien des intellectuels, qui depuis la fin des années 20, en dépit de leur impuissance, dérangeaient et le payèrent de leur exil et parfois de leur vie (Thomas Mann, son frère Heinrich et ses fils, Stephan Zweig, Arthur Schnitzler, etc.). Son autre roman, "Un fils de notre temps", aborde cette même lucidité impuissante et dévastatrice.
Plusieurs fois, ce roman m'a profondément ému lorsqu'il relate les succès et les découvertes qui jalonnent le chemin parfois difficile suivi par Claude, le musicien. Pourquoi ? Et en sera-t-il de même pour ceux qui se sentent moins proches de cet art ? Lisez-le, et dites-le moi ; cela m'intéresserait.
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