corot1
 
Une exposition des peintures de figures de Corot (1796-1875) au musée Marmottan, suivie de la lecture du très bon catalogue de l'exposition. a été pour moi l'occasion d'une découverte de ce peintre, trop vite classé au fond de notre mémoire en "paysagiste du 19e siècle". Or, il a été bien autre chose et m'a ébloui tant par son métier que par sa palette, ce dont je voudrais rendre compte ici aussi simplement que possible.

harari homo deus
 
En recherchant une durée de vie infinie et le bonheur ici et maintenant, l'homme se donne, grâce à son savoir, des privilèges que seuls, autrefois, les dieux pouvaient conférer. Serai-t-il devenu dieu lui-même, moins la métaphysique, se demande l'auteur ? Le livre répond à sa façon à cette question et tente d'imaginer quelles conséquences pourraient résulter d'une réponse positive, que les percées techniques actuelles, comme l'intelligence artificielle, permettent d'envisager. Malgré tout l'intérêt que je trouve à cet essai souvent convaincant, j'éprouve cependant un malaise à sa lecture, malaise que je présenterai dans la suite de cette fiche.

ormesson egares
 
  Ce cahier de méditation tient beaucoup de propos justes et agréables à entendre, sans affirmer quoi que ce soit. Pense-t-il vraiment répondre aux questions que, paraît-il, les hommes se posent sur les "grandes" énigmes de la vie, ce qui est son but déclaré ? Je n'en suis pas certain. C'est plutôt un ensemble de propositions hédonistes sur la vie venant d'un homme curieux, impatient de savoir, conscient de sa fin à venir et d'ailleurs récemment arrivée. C'est un livre qui nous rappelle que notre plaisir d'exister procède pour partie d'un désir de connaissance, ingrédient constitutif de notre sagesse et non d'une extension de notre avoir ou de notre ego. Rappel utile, non ?