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Peu de scientifiques ont été aussi féconds qu'Albert Einstein en un temps si bref et peu ont connu une telle gloire médiatique. Mais reconnaissons que cette gloire repose sur des circonstances, des propos, des images, des récits, qui ne nous éclairent guère sur le contenu de son immense travail. Le pari fait ici par EK est justement de nous en parler et de ne pas aborder l'homme public façonné à la fin de sa vie, quand son étoile scientifique était moins étincelante. Pour le faire, il nous propose un voyage, un peu nostalgique, dans les lieux qu'Albert Einstein a successivement fréquentés. Voyage sans doute parfois un peu aride pour des non-physiciens, mais qui peut néanmoins se poursuivre en tout état de cause. Une réussite !

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Un des plus beaux livres que je connaisse pour nous parler, sans emphase, de ce feu de violence qui complète et combat, au fond de nous, compassion et amour. Et, ce qui nous est raconté avec tant de simplicité et de précision, voire même de douceur, devient évidence et réalité. Nous sommes en Céphalonie en 1940 et la guerre est ouverte, comme la porte qui nous préserve en temps de paix de l'insanité et de la cruauté des hommes normaux.

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Ce visage flou de la couverture, c'est celui de la nostalgie, fil conducteur de sept de ces neuf nouvelles. Un chagrin doux, un noeud qui ne se noue pas, un mot qui n'a pas été prononcé, un théâtre qui aurait pu être la vraie vie, un espoir d'accomplissement sans suite... Un moment de grâce réussi.

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Ce livre est une laborieuse méditation sur un fait actuel : la mise au rebut du passé dans nos valeurs, tournées en totalité vers le futur. C'est profondément vrai et cela a des conséquences considérables. Mais pourquoi le dire avec autant de lourdeur, de phrases mal construites et de mots "savants" sans concept qui les soutienne ? Belle marquise, vos beaux yeux...

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Même si vous avez déjà lu beaucoup sur les camps nazis et pensez qu'il n'est pas sain de ressasser la chose ad nauseam, lisez quand même ce récit d'un survivant. Il est factuel, sans emphase, détaillé et nous en apprend sans doute plus sur l'homme que sur les camps. Et il évoque en moi une image dont je dirai un mot.